Sarkozy ou le "Diviseur National"

Samedi 14 avril 2007

PARIS (Reuters) - "La France qui se lève tôt", un collectif de jeunes salariés allergiques au slogan fétiche de Nicolas Sarkozy, veut se faire entendre en faisant du bruit à l'aube pour "réveiller" ses concitoyens.

Un premier rendez-vous bruyant, mardi à 06h00 du matin à la station de métro Guy Môquet à Paris, a réuni une trentaine de lève-tôt. Un nouvel appel à souffler dans son clairon ou dans son mégaphone a été lancé pour vendredi à 07h00 au métro Jaurès.

"Tout est bon pour réveiller un pays qui se dirige lentement mais sûrement vers cinq ans de sarkozysme", disent les organisateurs.

Le collectif, qui rassemble des Parisiens s'apprêtant à voter pour José Bové, Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique Voynet et Olivier Besancenot, entend "faire du bruit" jusqu'au 6 mai, date du second tour du scrutin présidentiel.

Julien Bayou, 26 ans, salarié dans une ONG à Paris, est l'un d'entre eux. Il est par ailleurs bénévole chez "Jeudi noir", un mouvement qui s'attache à dénoncer la difficulté de se loger en France via des actions "festives et militantes".

"La politique de Sarkozy ne va pas favoriser les Français qui se lèvent tôt pour travailler ou chercher du boulot, mais financer encore et encore une certaine France, minoritaire, la France qui s'enrichit en dormant", estiment les membres de "la France qui se lève tôt".

 

J'insiste là-dessus mais le Président de la République se doit de rassurer, de rassembler. Il ne doit pas être colérique, emporté, violent, ancré dans une relation de force perpétuelle, il ne doit pas faire peur et diviser.

Nous voyons là tout la différence entre Francois Bayrou qui a le profil du Président et Nicolas Sarkozy qui ferait exploser la société dans une crise sociétale profonde et une possible guerre civile.

L'UMP avec Bayrou

Par UMP avec Bayrou
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Samedi 14 avril 2007

MADRID (Reuters) - Lilian Thuram, figure emblématique de l'équipe de France de football, championne du monde en 1998, accuse Nicolas Sarkozy de racisme.

"La rhétorique de Sarkozy n'est pas quasi-raciste, elle est raciste", déclare l'ancien défenseur des Bleus dans une interview publiée samedi dans le journal espagnol El Mundo.

"Il veut créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et c'est dangereux. Quand vous commencez à diviser les gens, à voir un groupe là, les Musulmans ici, les Noirs ailleurs, vous apprenez aux gens à considérer les autres comme différents", souligne-t-il.

"Qu'est-ce qu'être intégré ? Ma mère est française, mon père est français. Pourquoi dois-je faire quelque chose pour être 'intégré'? Parce que je suis noir. On ne se pose jamais la question de savoir si un blanc est intégré", poursuit Lilian Thuram.

"La France n'a pas de problème avec l'immigration, elle en a un avec la citoyenneté. Certains Français ne pensent pas que d'autre Français sont français. Si j'arrête de jouer au football demain et que je rentre en France, les gens ne me verront pas comme un Français, ils me verront comme un immigré", ajoute-t-il.

Lilian Thuram qui a déjà rencontré Nicolas Sarkozy et qui a eu l'occasion de discuter avec lui en privé avait déjà fait part de ses craintes à l'idée que le candidat de la rupture avec la France soit un jour Président de la République. Le voici qui explique plus clairement pourquoi.

L'UMP avec Bayrou

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Lundi 16 avril 2007

Le débat n'aura pas lieu : on s'est bien fait avoir...

Par Carlo Revelli, sa biographie

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Jusqu'à hier dimanche à 14 heures nous y croyions encore.... Les derniers jours ont été assez frénétiques d'échanges dans tous les sens, avec des refus et des acceptations toutes les demi-heures...

Pourquoi le débat n'a pas lieu, malgré une mobilisation incroyable de la part de nombreux acteurs (blogueurs, médias citoyens, médias en ligne, opérateurs Internet, etc.) ? Plusieurs raisons, à mon sens :

1- Le refus de Nicolas Sarkozy

Avant que ce projet sur Internet ne démarre, Nicolas Sarkozy avait déclaré le 20 mars au Figaro qu'il n'était pas hostile à un débat mais qu'il ne voyait pas comment le réaliser à la TV à cause des contraintes du CSA qui rendaient difficile son organisation. Le 3 avril, Nicolas Sarkozy répond à la proposition de F. Bayrou via une dépêche AP en précisant : « Un débat à quatre serait contraire à la règle d'égalité du temps de parole imposée par le CSA. » Le 4 avril, l'entourage de Sarkozy met l'accent dans une dépêche AFP sur les difficultés techniques liées à la réalisation d'un tel débat... Le lendemain, après qu'on les ait rassurés d'un point de vue technique et organisationnel, certains membres de l'UMP nous font courtoisement remarquer qu'AgoraVox n'avait pas la légitimité d'organiser un tel débat en pointant du doigt certains articles que nous avions publiés ainsi que notre ouvrage collectif sur la présidentielle 2007... Cette remarque, au demeurant assez curieuse, ne m'a pas gêné plus que ça, vu que nous avions décidé d'ouvrir l'organisation d'un tel évènement à de nombreux autres partenaires depuis le début, dans une optique de pluralisme.

Cela dit, même si on sentait le vent venir, la réponse définitive de l'UMP est arrivée seulement samedi matin, comme l'explique un porte-parole de l'UMP à 20 Minutes : « On a proposé que le débat ait lieu avant le début de la campagne officielle. Madame Royal n'a pas voulu. Maintenant qu'elle sait que le débat ne pourra pas se faire, à cause des contraintes d'égalité de temps de parole, elle dit oui. Hors de question pour Nicolas Sarkozy de se plier à l'agenda de madame Royal... »

Un débat sans Sarkozy compliquait énormément la donne. D'un point de vue purement organisationnel, sans sa présence, aucun partenaire technique ne pouvait ou ne voulait plus assurer une diffusion en direct sur Internet, ni même garantir un vrai plateau de télévision... Pour cette raison, nous avons préféré miser dès les premiers jours sur une diffusion en différé avec enregistrement dans les conditions du direct dans les studios de LaTeleLibre de John Paul Lepers.

2 - La proposition du collectif

Comme vous le savez, s'est constitué un collectif de médias citoyens, de médias en ligne, de blogueurs et d'acteurs d'Internet qui avaient tous pour seul but d'assurer une diffusion maximale à ce débat. J'ai été très heureux de rencontrer des personnes venant d'horizons divers et avec des opinions souvent intéressantes. Cela dit, qui dit collectif dit aussi intérêts divergents et points de vue très différents. La principale erreur du collectif, à mon sens, c'est d'avoir voulu proposer en priorité une formule que Nicolas Sarkozy avait déjà clairement refusée, en mettant en avant uniquement quatre candidats. Pour être sincère, je pense que Sarkozy aurait refusé également toute autre formule. Mais peut-être avec une formule plus originale et audacieuse aurait-on pu créer une dynamique différente, avec dix ou onze candidats.

Par ailleurs, je pense également qu'une des causes probables de l'échec de l'initiative, c'est le manque de pression exercé par les médias, notamment dans leur version papier. Dans un laps de temps si court, c'était la seule solution pour qu'un buzz d'envergure prenne. Avoir autant de partenaires prestigieux, et avoir si peu de retombées presse demeure pour moi un mystère surtout dans une période si friande d'informations liées à la présidentielle. Comme le précise André Gunthert de l'EHESS, « Mis à part "20 Minutes", très actif dans cette séquence, les grands médias associés au processus se sont bornés à une attitude attentiste, sans relayer le buzz, qui est resté très faible tout au long de la semaine dernière. Sans une forte pression médiatique, il était impossible d'imposer cet agenda aux équipes de campagne. Celle-ci a fait défaut : l'AFP a notamment refusé de transmettre les informations qui lui étaient fournies par le collectif. ». Je rajouterai que non seulement l'AFP mais aussi AP et Reuters ont toujours refusé de reprendre les informations que nous leur communiquions. « Bizarrement, les médias papier et télé semblent eux aussi bouder le communiqué, malgré les prestigieux signataires du collectif » observe laconiquement Benoît Raphaël de Quelcandidat.com.

En revanche, les versions électroniques des journaux ont souvent bien joué le jeu.

3- La position des autres candidats

L'officialisation du refus de Nicolas Sarkozy a rendu plus complexes les réponses de Jean-Marie Le Pen et de Ségolène Royal. François Bayrou, de son côté, avait déclaré dès le début qu'il ne croyait pas à la participation de Sarkozy, mais qu'il serait venu dans tous les cas de figure. Avec le refus de Sarkozy, l'agenda de M. Le Pen devint vite très chargé de rendez-vous, et on nous proposa éventuellement de faire venir Bruno Gollnisch à sa place... Ce que le collectif refusa à l'unanimité.

La réponse de madame Royal tardait à venir. J'ai passé le samedi après-midi avec John Paul Lepers et d'autres partenaires pour organiser le débat, et surtout pour avoir une réponse officielle du PS. Au fil des contacts auprès des différentes personnes de son entourage proche, la réponse était parfois oui, parfois non, parfois peut-être, et très souvent « on ne sait pas encore »... Les récentes prises de position de Rocard et Kouchner n'ont pas dû faciliter cette décision. Exaspéré par tout ça, John Paul Lepers décide de partir à un meeting de Ségolène Royal, pour lui poser la question, samedi soir. Après quelques heures d'attente, John Paul réussit à approcher finalement madame Royal pour lui demander : « Alors, vous venez au débat de lundi sur Internet ? ». Réponse étonnante de Mme Royal en s'éloignant : « Quel débat ? ». Sur ce, John Paul essaie de la suivre, mais un coup bien placé (exactement là où vous pensez) par une personne de la sécurité calme toute velléité de poser d'autres questions. J'ai beaucoup rigolé. John Paul nettement moins...

Finalement, on aura la réponse officielle dimanche, peu avant 14 heures, alors que tout était prêt et que de nombreuses personnes s'étaient mobilisées bénévolement tout le week-end... Et là, du coup, j'ai beaucoup moins envie de rire...

Je rappelle que tant M. Le Pen que Madame Royal avaient déjà accepté le principe de ce débat tout en étant conscients du refus probable de M. Sarkozy.

Conclusion

Chacun d'entre vous tirera les conclusions qu'il souhaite. D'autres comptes rendus viennent de sortir et pourront également vous aider à vous forger une opinion (Christophe Carignano, Thierry Crouzet, 20 Minutes, André Gunthert ou Quelcandidat.com) . Un non-débat à une semaine du premier tour peut être plus riche d'enseignements qu'un débat, parfois...

Cela dit, j'ai appris énormément de cette aventure, et je ne la regrette pas. Nous avons commis certaines erreurs et avons fait preuve de quelque naïveté, cela nous sera très utile pour l'avenir et nous renforce. Malgré les divergences et les difficultés, je garde un bon souvenir de cette aventure, mêlé tout de même d'une certaine amertume qui s'accentue quand je regarde le projet de générique réalisé par l'équipe de LaTeleLibre...

Le Grand Debat sur le web

Carlo explique clairement le déroulement de cette mobilisation. Je regrette pour ma part la malhonnêteté de Nicolas Sarkozy, ainsi que Jean-Marie Le Pen et Ségolène Royal, qui ont tout fait, avec la complicité malsaine des grands media, pour empêcher ce grand débat démocratique d'avoir lieu!

Depuis des mois Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal refusent un débat, quelle que soit sa forme.  Jean-Marie Le Pen a pour sa part renoncé, peut-être à cause des tractations en cours avec la direction de l'UMP pour les futures alliances de second tour et des législatives.

Quoi qu'il en soit, seul François Bayrou respecte les fondements de la démocratie et cherche à obtenir un vrai grand débat devant le peuple souverain.

J'espère que les électeurs sauront, le moment venu, s'en souvenir.

Bayrou, c'est le vote utile car Républicain et Démocrate!

L'UMP avec Bayrou

 

Par UMP avec Bayrou
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Mardi 17 avril 2007

LYON (Reuters) - A six jours du premier tour, François Bayrou a haussé le ton lundi à Lyon contre ses adversaires socialiste et UMP, dénonçant tour à tour le "tango argentin" de Ségolène Royal et la "dureté" de Nicolas Sarkozy.

Devant plus de 6.000 personnes - 10.000 selon l'UDF - réunies au Palais des sports de Gerland, le candidat centriste a distribué les mauvais points avec l'aval d'une salle enthousiaste qui a ponctué son discours d'applaudissements et de "Bayrou président".

Vis-à-vis de la candidate socialiste, le député béarnais a adopté le ton de l'ironie, provoquant les sifflets de la salle en citant Ségolène Royal, qui a déclaré au Journal du Dimanche que son entrée à l'Elysée serait un "événement planétaire".

"J'ai trouvé cette expression mesurée, modérée", a-t-il ironisé avant de critiquer le flou artistique qui caractérise selon lui le style et le programme de la présidente de Poitou-Charentes.

"Au fond, Ségolène Royal a une démarche 'tango argentin'. Très souvent, elle a avancé des idées, elle en a retiré - un pas en avant, un pas en arrière", a-t-il lancé.

"Sur tous les grands sujets qu'elle aborde, elle n'a eu qu'une seule démarche : faire appel à la toute-puissance de l'Etat", a-t-il fait remarquer.

François Bayrou est aussi revenu sur le débat né du souhait de Ségolène Royal de réhabiliter la Marseillaise et de faire revenir le drapeau tricolore dans les foyers français.

"J'aime la France et je sais depuis longtemps que la vraie identité de la France, ce sont ses valeurs (...) c'est 'liberté égalité fraternité'", a-t-il dit. "Je ne confonds pas la vraie identité de la France avec les signes extérieurs de cette identité."

Renvoyant dos à dos ses adversaires, François Bayrou a dit ne pas croire "à la société du tout Etat", ni à "une société qui se caractérise par sa dureté".

"Je n'aime pas une société dans laquelle on traque les fraudeurs au ticket de métro et où on fait toutes les grâces à Bernard Tapie le jour où il vient vous soutenir", a-t-il dit à propos du ralliement à Nicolas Sarkozy de l'homme d'affaires et ancien ministre.

De la même manière, il a fustigé le propos du candidat de l'UMP suggérant que l'on naît pédophile, repoussant "une société où tout est décidé dans le patrimoine génétique à la naissance ou avant la naissance".

Aux côtés de l'ancien ministre de la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag, très sévère avec Nicolas Sarkozy dans un récent livre, François Bayrou a aussi dénoncé "une société dure (...) dans laquelle un ministre de l'Intérieur vient, devant 12 millions de Français dans la plus grande émission de télévision, accabler une partie de ses compatriotes avec le vieux fantasme du mouton qu'on égorge dans la baignoire".

Le candidat centriste a aussi souligné que, contrairement au président de l'UMP, il ne flirterait jamais avec les idées du Front national.

L'UMP avec Bayrou

"Je trouve normal qu'on aille chercher les électeurs de l'extrême droite si on ne donne pas raison aux idées qu'elle défend", a-t-il estimé. "Je suis pour qu'on aille chercher ces électeurs en combattant ces idées et non qu'on aille chercher ces électeurs en allant chercher les idées."

Jouant avec une salle emballée et très réactive, François Bayrou s'est présenté comme l'incarnation du "vote utile".

"Nous sommes, je suis, le seul candidat qui offre la réponse à deux questions : qui peut devancer Nicolas Sarkozy au deuxième tour ? La réponse est ... ", a-t-il lancé. "François Bayrou", a répondu en choeur la salle debout.

"Deuxième question : qui peut garantir qu'après le 6 mai, il peut bouger les lignes et rassembler ceux qui étaient divisés... ? " Réponse du public : "François Bayrou !"

Par UMP avec Bayrou
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