Lundi 16 avril 2007

SÉNÉ, Morbihan (Reuters) - François Goulard a affirmé que le candidat centriste François Bayrou, qu'il soutient, représentait "l'espoir" du pays face aux "camps retranchés" de l'UMP et du Parti socialiste.

En visite dans le petit port de Séné, près de Vannes, la ville dont il est maire, le ministre délégué UMP à la Recherche a dénoncé "la politique des camps retranchés", les "positions stériles de ceux qui sont enfermés et ne veulent pas sortir de leur forteresse".

"Il y a en France des femmes et des hommes de gauche qui ont compris qu'il fallait se débarrasser d'idéologies du passé et que la chute du mur de Berlin, ça remontait maintenant à pas mal d'années", a dit l'élu UMP devant quelques centaines de sympathisants centristes réunis en bord de mer.

"Il y a heureusement des femmes et des hommes de droite qui sont des humanistes, des modérés et qui ne veulent pas aller chasser sur les terres de Le Pen", a ajouté le ministre, qui a préféré rejoindre François Bayrou plutôt que Nicolas Sarkozy.

Un autre ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, a aussi apporté son soutien au député centriste, avant de quitter le gouvernement au début du mois.

"Pour tous ceux-là l'espoir s'est levé, l'espoir est né, il a un nom, celui de François Bayrou", a poursuivi François Goulard sous les applaudissements.

A une semaine du premier tour, le ministre a mesuré le chemin parcouru par les idées du candidat centriste.

"Imaginez, il y a seulement trois mois, que nous en soyons (arrivés) là, avec la possibilité de gagner dimanche prochain et le 6 mai, d'introduire une nouvelle manière de voir la politique, de parler aux électrices et aux électeurs, de les respecter davantage, de cesser de leur raconter des sornettes, parce que personne n'a jamais appliqué un programme sans un minimum de consensus, sans respecter les opinions des autres", a-t-il dit.

Prenant à son tour la parole, François Bayrou a une fois de plus vanté les vertus du rassemblement.

"Jamais, depuis que j'ai été élu député la première fois, en 1986, je n'ai vu un président de la République inviter les grandes formations politiques autour d'une table pour dire : on a un problème, comment le régler ?", a fait remarquer l'ancien ministre.

"Ceci est une stupidité et au bout du compte, un drame pour le pays".

Après avoir passé la matinée à Nantes, François Bayrou a rejoint François Goulard en Bretagne. Les deux hommes ont pris un bain de foule au milieu de quelques centaines sympathisants, qui avaient organisé un pique-nique, avant de faire un tour en mer pour observer le travail de marins-pêcheurs.

A bord du Bugale-Ar-Mor ("Enfant de la mer", en breton), ils ont assisté à la remontée des casiers de sèches. Escortés par deux autres embarcations transportant les journalistes, ils ont posé devant les objectifs le nez au vent iodé du golfe du Morbihan.

"La pêche a été très bonne et le bol d'air, extraordinaire", a commenté François Bayrou à son retour sur la terre ferme. "C'était un ballon d'oxygène formidable".

"J'aime le monde des pêcheurs, ce sont des gens de caractère, des gens vaillants, des gens qui ne craignent pas d'y aller, de mettre tous leurs efforts dans leur métier, comme les paysans. J'aime bien ce monde-là", a ajouté le candidat centriste.

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Samedi 14 avril 2007

Bernard Kouchner appelle à son tour à une union PS-UDF

PARIS (Reuters) - Bernard Kouchner rallie l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard dans son appel à une alliance entre l'UDF et le PS pour l'élection présidentielle.

"Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance", déclare l'ancien ministre de la Santé de Lionel Jospin dans une tribune à paraître dans Le Journal du Dimanche sous le titre : "Assez de l'esprit sectaire!"

"A l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové", souligne Bernard Kouchner, qui a rejoint l'équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal en février.

"Je ne suis pas dans une manoeuvre politicienne, je ne l'ai jamais été. Et je n'imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis", explique-t-il.

"J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation", poursuit-il.

"Je sais que les alliances ne se noueront qu'après le premier tour. Ce n'est pas ajouter à la confusion que de revenir dès aujourd'hui à l'essentiel, et de préférer aux calculs politiciens des convictions que tant d'entre nous partagent", insiste Bernard Kouchner.

"Les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes", conclut-il.

Comme Michel Rocard et Pierre Moscovici avant lui, Bernard Kouchner lance un appel aux partisans d'une gauche moderne et leur dit de ne pas avoir peur de voter dès le premier tour pour François Bayrou et son centre rénové! Chaque jour qui passe abat un peu plus les vieux clivages qui nous ont mené au délitement progressif de la société.

Aujourd'hui plus que jamais, il est temps pour tous les partisans de l'Intérêt Général se réunissent autour d'un vrai projet progressiste et ce projet, le seul qui puisse nous permettre de renouer durablement avec un "Mieux être" individuel et collectif et un "Mieux Vivre ensemble", c'est François Bayrou, candidat du Rassemblement Républicain, qui le porte!

Les Progressistes avec Bayrou!!!

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Samedi 14 avril 2007

Pierre Moscovici au sujet de la Constitution Européenne :

"Il faut dépasser les différences, faire la synthèse du oui et du non, prendre le meilleur du oui et le meilleur du non". Un appel du pied à BAYROU ?

Il avait quelques minutes plus tôt estimé les efforts de François Bayrou pour se séparer de l'UMP "estimables", tout en le qualifiant d'"illusion". Face à Marielle de Sarnez qui souriait en disant : " Cela vous plairait bien", il a répondu : "Je donne les arguments de ma candidate. "

Source : France Europe Express, du 25 mars à 23h40

A défaut de franchir ouvertement les digues archaïques séparant virtuellement le courant Social-Démocrate du Parti Socialiste de la Nouvelle UDF de François Bayrou, Pierre Moscovici ouvre clairement la voie aux Socio-Démocrates pour voter Bayrou dès le 22 avril!

 

L'UMP avec Bayrou 

 
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Samedi 14 avril 2007

Comme Azouz Begag, son collègue du gouvernement, François Goulard, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, apporte son soutien au candidat du Rassemblement Républicain, François Bayrou!

Voici l'entretien paru dans le Ouest-France du lundi 26 mars dernier.

 

 

François Goulard, ministre UMP, rallie Bayrou

 


Vous ne vous êtes pas encore exprimé sur la présidentielle. Quel candidat soutenez-vous ?

Le président de la République a annoncé son retrait, chacun est libre désormais. Mes divergences avec le président de l'UMP ne sont pas nouvelles. J'ai toujours appelé à davantage d'ouverture et aujourd'hui j'ai décidé de soutenir François Bayrou, l'homme et son projet. C'est un homme profondément moderne qui cultive ces vertus complémentaires que sont la modération et le caractère.

Qu'est-ce qui motive ce choix ?

Il faut abandonner la politique des postures et définir une politique de projet qui rassemble, admettre le point de vue des autres pour faire aboutir une réforme. La gauche et la droite sont aujourd'hui prisonnières de leurs extrêmes. L'UMP par exemple chasse sur les terres de Le Pen et c'est pénalisant pour la suite. Brandir l'idée d'un ministère de l'identité nationale est un exemple de division. Il faut arrêter le théâtre électoral.

Vous avez été membre de Démocratie libérale, restez-vous un homme de droite ou êtes-vous devenu centriste ?

Je pense que la tradition française de l'opposition entre la droite et la gauche a vécu. Il faut accepter de travailler ensemble à des projets communs. Ce n'est pas un choix de circonstance mais la conclusion d'une expérience, au gouvernement et à la mairie de Vannes. Je reste de droite, j'ai des convictions que j'assume, mais je peux travailler avec des gens de gauche. Il ne s'agit pas de rassembler seulement des centristes mais d'engager comme nos voisins allemands, belges ou néerlandais, une autre approche de la politique avec plus de compromis.

Concrètement, vous envisagez l'éclatement du PS et de l'UMP ?

Mais l'UMP a déjà éclaté ! Et le PS aussi. Mais ils ne le savent pas... Ce sont comme des étoiles qui brillent encore alors qu'elles sont mortes depuis longtemps.

Demain, François Bayrou est président. Comment se passent les élections législatives ?

Les Français lui donnent bien sûr, logiquement, une majorité parlementaire. Et les candidats seront nombreux à répondre à l'appel de la recomposition...

Et ensuite, qu'est-ce qui change ?

Il se passe un changement radical de méthode. Pas d'idéologie mais du pragmatisme. Pas de posture mais du respect. On n'obtient rien des gens sans leur adhésion et sans qu'ils se sachent respectés. Une politique moderne ne se fait pas par décret.

Par exemple ?

Prenez le service minimum. On ne réglera pas le problème avec une loi mais par un accord avec des partenaires sociaux respectés. Prenez aussi le droit du travail : je suis persuadé que l'on peut le faire évoluer avec un accord entre le besoin de liberté de l'employeur et l'exigence de protection des employés.

Et l'épineuse question des retraites ?

Michel Rocard a tiré la sonnette d'alarme en premier. Ensuite, c'est la droite avec la loi Fillon qui a apporté un début de solution parce que la CFDT a accepté de sortir de sa posture. Aujourd'hui, ce n'est pas fini. Le président de l'UMP dit que c'est la faute aux régimes spéciaux : voilà une posture qui braque une partie de l'opinion. Moi je suis persuadé que gauche et droite modérées peuvent partager un constat dans un esprit de justice et d'effort partagé pour sortir du blocage français qui nous a coûté 20 ans d'inaction.

Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ?

Il a du talent, c'est indéniable. Mais, est-ce qu'un président de la République peut être viscéralement rejeté par une partie de la population ? Je ne le pense vraiment pas.

Vous êtes le premier UMP à rejoindre François Bayrou. Qui va vous suivre ?

Je suis le premier en effet et je mesure le poids de ma décision. Je ne serai sans doute pas le seul. Nous vivons un moment de refondation de la scène politique française.

 

Recueilli par Hervé BERTHO.

Nous saluons, nous, jeunes UMP ayant fait le choix du courage et de l'intérêt général, le geste fort de cette forte personnalité en soutenant François Bayrou!

L'UMP avec Bayrou

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Samedi 14 avril 2007

Voici un entretien donné par Mourad Ghazli, porte-parole d'un des principaux courants du Parti Radical.

 

Mourad Ghazli : «Sarkozy n'est pas Borloo-compatible»

(vidéo marianne2007.info)

Par Sylvain Lapoix  

 Mourad Ghazli est par ailleurs auteur de Ne leur dites pas que je suis Français, ils me croient arabe, aux Presses de la Renaissance, ouvrage dont il consacre de généreux chapitres au ministre de l'Intérieur ainsi qu'à tous ceux qui, selon lui, entretiennent aujourd'hui le communautarisme en France.

Verbatim

 « Je crois que François Bayrou a une position radicale plutôt que démocrate chrétienne puisque les radicaux, c'est tout sauf l'idéologie, c'est la République dans son ensemble, dans sa globalité. Et il fait une politique anti-catégorielle, anti-communautariste, il parle à l'ensemble des Français et je crois que c'est conforme à nos idéaux. On voit bien que l'ensemble des mesures qu'il préconise sont plus proches d'un équilibre que d'opposer les Français les uns aux autres. Je crois que lorsqu'on prétend à être président de la République, il faut avoir cette capacité à rassembler les Français et pas à les diviser. On ne doit pas être un candidat d'un camp. »

Cette prise de position ne risque-t-elle pas de géner les négociations que mène Jean-Louis Borloo, notamment avec Nicolas Sarkozy ?

 « Au contraire, c'est plutôt l'inciter, lui donner la matière, l'encourager à rejoindre François Bayrou ou à ne soutenir personne, parce qu'avec Sarkozy, c'est pas « Borloo-compatible » du tout. Parce que, on voit bien en terme d'image : Jean-Louis, il peut aller dans les quartiers sans se faire agresser, sans garde du corps. Par contre, Nicolas Sarkozy, il est obligé de venir avec le GIGN. »

 « Je ne le [Nicolas Sarkozy] charge pas : il se charge tout seul ! Je crois que ses propos, ses positions, cette société binaire : le bien, le mal, les gentils, les méchants, ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se couchent tard... Non, je pense que ce n'est pas une attitude pour quelqu'un qui veut être le président de tous les Français. C'est plutôt le candidat d'un camp, le sien. C'est « je veux le poste pour le poste » et non pas « je veux le poste pour essayer de donner à la France sa grandeur sur le plan notamment international. Je pense que, la « vraie rupture », comme il dit lui, c'est le slogan de Jacques Chirac en 2002 : « La France en grand, la France ensemble. » Oui, c'est vrai, c'est une rupture avec le slogan. »

« J'étais candidat à la création de l'UMP, à la présidence de l'UMP : j'y voyais un grand élan, j'y voyais un grand centre de débat où on allait tous pouvoir s'exprimer. Maintenant, j'ai honte : quand je dis UMP on me dit « ah, Sarkozy ! » Je dis « non non, je peux être UMP sans être sarkozyste. » Il l'a transformé une monarchie, hélas, un parti qui veut faire vivre ses différences. Il a tout tué : il a tué l'UMP. Je crois qu'après sa grosse défaite, l'UMP risque d'exploser. »

Comment vous décririez la façon d'agir de Nicolas Sarkozy ?

« Sur le plan médical, ça s'appelle un schizophrène. Sur le plan politique, on voit qu'il avait eu un problème avec les banlieues, il nomme Rachida Dati comme symbole. Il a un problème avec Thuram, il nomme Basile Boli. Le CRAN déplore le manque de représentativé des noirs, tout de suite, il nomme un préfet et il précise sur un communiqué de l'UMP que la personne est noire. Là, il avait un problème avec son mouton, il nous a sorti Faudel ce week-end. Donc voilà, j'attends la prochaine gaffe pour qu'il nous créé encore sa prochaine réponse. »

« Si vous allez sur sa télévision à Nicolas Sarkozy, il a mis une personne qui s'appelle Mme Nguyen et qui marque : « la communauté asiatique soutient Nicolas Sarkozy. » Alors je sais pas si ils avaient fait des primaires chez les asiatiques... »

« Jean-Louis, de grâce, vaut mieux s'abstenir que de dire des choses que toute sa vie on regrettera. »

« Si François Bayrou gagne, nous ferons comme à la création de l'UMP, c'est à dire que Jacques Chirac a gagné, les gens sont partis à la législative avec la majorité présidentielle et c'est seulement à l'au tom ne, au mois de novembre, qu'on a créé l'UMP. Donc je crois que le timing, c'est exactement le même : François Bayrou gagne la présidentielle, gagne la majorité présidentielle et au mois de novembre créé les sociaux-démocrates.

Marianne2007.info : Donc le parti radical pourra intégrer ce mouvement démocrate que veut créer monsieur Bayrou ?

Mourad Ghazli : Naturellement. »

Voici un discours sans appel qui vient renforcer tous les témoignages courageux de responsables ou de militants de l'UMP qui osent rompre la loi du silence. 

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Vendredi 13 avril 2007
Si Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront; et pendant cinq ans, la France va souffrir.

Tous les Français ne souffriront pas de la même façon : les plus riches vivront encore mieux. Les classes moyennes et les petits salariés vivront plus mal. Les exclus seront plus seuls que jamais.
Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment ? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations.

Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Mais rassemblés avec les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans le pays. Et dans deux semaines elle peut devenir la majorité réelle. C'est la chance de la France.

Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France.

J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. Qu'ils fassent confiance aux Français pour que les Français leur fassent confiance.
Je ne me prononce qu'au nom d'une seule ambition : l'amour de mon pays. L'envie que la France retrouve confiance en elle; que nos jeunes portent l'espoir d'une vie meilleure; que notre Etat se modernise dans le respect de chacun; et que triomphent nos idéaux démocratiques dans un monde en mouvement.

Pour la première fois depuis longtemps, j'atteste que ce chemin nous est ouvert. Nous pouvons déplacer les lignes politiques pour qu'elles soient fidèles à nos convictions. Nous pouvons faire repartir la France sur les rails du progrès économique, de la justice sociale, d'une démocratie impartiale et apaisée. Offrons ce choix aux Français et je suis sûr qu'ils l'approuveront.
Si nous ne saisissons pas cette chance, oui nous n'aurons aucune excuse…
________________________________________
Michel Rocard, premier ministre de 1988 à 1991, député européen

L'ancien Premier Ministre confirme ici ce que je pressentais il y a quelques jours. A travers cet appel qu'il sait sans espoir, la direction du PS étant trop conservatrice, figée sur une bipolarité qui n'a pas de sens, Michel Rocard lance un signal fort à tous les Socio-Démocrates du Parti Socialiste pour leur dire :

"N'ayez pas peur d'un rapprochement avec François Bayrou, Le temps est venu de la modernisation du parti socialiste vers un grand mouvement Social-Démocrate et François Bayrou est le seul candidat à pouvoir à la fois permettre cette grande évolution et battre Nicolas Sarkozy."

Nous tenons à féliciter Monsieur le Premier Ministre de sa démarche et relayons cet appel pour qu'ensemble, au-delà des clivages, nous travaillions au seul service de l'intérêt général!

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Jeudi 12 avril 2007

Voici un entretien exclusif que le Ministre a donné au Bondy Blog.

 

Azouz Begag : " Je suis devenu un homme infréquentable dans le Sarko-système"

Interview exclusive pour le Bondy Blog

Azouz Begag a démissionné le 5 avril du poste de ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances. Il est l'auteur d'un livre* qui raconte son épopée au gouvernement et ses rapports, exécrables, avec l'ancien ministre de l'Intérieur, candidat de l'UMP à la présidentielle. Il explique les raisons de son départ.

Est-ce vous qui avez choisi de démissionner du gouvernement ou y avez-vous été contraint ?
C'est ma décision, et j'y avais réfléchi longtemps à l'avance. Dans la mesure où je voulais faire un geste politique avec la sortie de mon livre "Un mouton dans la baignoire", avec les critiques qu'il comporte envers le monde politique, je ne pouvais pas rester au gouvernement.

Quand avez-vous commencé la rédaction du "Mouton dans la baignoire"?
Peu de temps après les violences urbaines de 2005. Tout d'un coup, après ma critique publique des propos de Nicolas Sarkozy, la "racaille" et le "Kärcher", je suis devenu un homme infréquentable dans le Sarko-système. J'ai été placé sous l'étouffoir pendant dix-huit mois.

Pourquoi avez-vous précipité votre départ du gouvernement alors que sa fin est toute proche ?
Chacun des ministres a sa responsabilité. Je considère pour ma part que François Bayrou est l'homme de la rencontre d'un peuple et de son président. Avant de dire mon choix, j'ai laissé le premier ministre se prononcer après le président de la République. Tous deux ont décidé d'apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas mon cas.

La sortie du "Mouton dans la baignoire" est-il un pied de nez à Nicolas Sarkozy à quelques jours du premier tour de la présidentielle ?

Non, pas du tout. Vous savez, quand on est un ministre d'origine arabe, c'est dur. Ce livre, je voulais aussi le présenter comme une histoire personnelle qui servirait à d'autres qui viendraient derrière moi et qui occuperaient des fonctions pareillement difficiles. C'est une carte des récifs et des balises à connaître quand on rentre dans ce métier. Ça sert aussi à informer les Françaises et les Français de ce que j'ai vu du candidat Sarkozy, de ce que j'ai ressenti de lui, l'être humain, en tous les cas de ce qu'il en reste. Je n'ai pas de revanche à prendre, ni contre Sarkozy, ni contre la vie.

Quelles sont les paroles les plus dures que vous ait dites l?entourage de Nicolas Sarkozy ?

Ce sont des mots de Brice Hortefeux, le bras droit de Nicolas Sarkozy. "Allez, fissa, sors de là, dégage d?ici ! Je te dis dégage !". Il me les a dits le 11 octobre 2006 à l'Assemblée nationale. Nous étions assis à trois rangs l'un de l'autre. Mais auparavant, tout au long de l'année précédente, Nicolas Sarkozy me disait à chaque fois qu'on se retrouvait au conseil des ministres: "Ah! Tu es encore là, toi!", sous forme de boutade. Au bout de la dixième semaine, ça commençait à faire beaucoup.

Une autre fois, au moment du projet de loi sur l'immigration, il menace de vous "casser la gueule".

Oui, c'était le lendemain d'un jour où j'avais déclaré à Marseille que je ne m'appelais pas Azouz Sarkozy, et que si des gens avaient des questions à propos de ce projet de loi il fallait qu'ils s'adressent à Nicolas Sarkozy.

Avez-vous rendu compte de ces agressions verbales à quelqu'un ?

J'en ai informé directement l'Elysée et Matignon. Je ne dirai pas de noms.

Que vous ont répondu l'Elysée et Matignon ?
Qu'il ne fallait pas tenir compte de ces agressions. Qu'il fallait laisser couler. Moi, j'ai laissé couler l'encre de mon stylo.

A vous entendre, on a l'impression que Nicolas Sarkozy représente un danger pour la France
.
Quand un individu, ministre de l'Intérieur, affirme devant un parterre de ministres, que moi, Azouz Begag, j'ai des antécédents psychiatriques, quand il déclare qu'il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux. Quand un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques, et qu'il peut, avec cela, marquer son emprise totale sur la société française, sans supporter la moindre contestation, alors oui, je dis que cet homme est dangereux. C'est un devoir personnel et politique majeur que d'informer les électeurs avant l'élection. Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non assistance à pays en danger.

D'après vous, Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas ses origines hongroises, se sent-il plus français que les Français originaires du Maghreb et d'Afrique noire ?
Il oublie une chose majeure, c'est que tous ces Arabes et tous ces Noirs qui sont en France ont des grands-parents qui ont donné leur sang en 14-18 et en 39-45 pour la libération de la France. Au titre du sang versé pour la patrie, il devrait avoir plus de respect vis-à-vis de ces "racailles" et de ces gens qu'il veut nettoyer au "Kärcher". Je remarque qu'il n'a aucun scrupule pendant ces élections à jeter en pâture l'immigration, comme l'a fait Le Pen depuis 25 ans. Moi, je ne veux pas que l'immigration serve de chair à canon électorale.

Dans votre livre, vous écrivez qu'au gouvernement vous n'aviez au début ni ministère, ni moyens, ni administration. Dans ce cas, pourquoi êtes-vous entré dans l'exécutif ?

Parce que je tenais à transformer les thèmes de l'intégration en égalité des chances.

Comment expliquez-vous qu'on ait très peu entendu parler de vos actions en faveur de l'égalité des chances ?

J'ai été victime d'une fatwa médiatique éhontée de la part de plusieurs journaux et chaînes de télévision.

En raison d'un jeu de pouvoir ?

Evidemment. Beaucoup de journalistes, ayant reçu des pressions, se sont autocensurés. C'est scandaleux alors que tout le monde parle aujourd'hui d'égalité des chances et de diversité. Et l'on n'associe pas mon nom à tout cela? J'ai eu aussi le malheur de faire de l'ombre à M. Jean-Louis Borloo (ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, ndlr). Cet homme a tout fait pour me savonner la planche et pour n'accorder aucun crédit à ce que je faisais.

Qu'allez-vous faire maintenant ?
Je suis en campagne avec François Bayrou, qui sera président de la République le 6 mai.

Avez-vous toujours l'intention de vous présenter à Lyon aux législatives?
Je suis ouvert à toutes les propositions qui viendront de la part de l'UDF.

Propos recueillis par Antoine Menusier, Mohamed Hamidi,
Nordine Nabili

*Azouz Begag, "Un mouton dans la baignoire", Fayard.

 

Azouz Begag réaffirme clairement son soutien au candidat du Rassemblement Démocrate et Républicain et nous offre une face malheureusement trop méconnue du candidat néoconservateur à l'Elysée.

Nous vous conseillons aussi, pour en savoir davantage, la lecture de l'excellent "Un mouton dans la Baignoire" aux éditions Fayard.

Veuillez trouvez l'original de cet entretien ici.

 

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Jeudi 12 avril 2007

Après l'annonce, lundi dernier, de son soutien à François Bayrou, Jean-Luc Roméro, conseiller régional d’Ile de France, et président d’Aujourd’hui Autrement, parti associé à l’UMP, se livre à Christophe Carignano dans ce podcast.

 

Pour avoir plus de précisions :

 http://carignano.blog.20minutes.fr/archive/2007/04/12/jean-luc-romero-«-la-droitisation-constante-de-l-ump-est-ina.html#comments

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Mardi 10 avril 2007

Je soutiens la « refondation démocratique » de François Bayrou

COMMUNIQUE DU 9 AVRIL 2007

Elections présidentielles : Jean-Luc Romero (UMP /Aujourd’hui, Autrement) soutient la « refondation démocratique » que porte François Bayrou

Depuis plus de 2 ans, à la tête d’Aujourd’hui, Autrement (AA) - parti associé aux Radicaux de l’UMP -, Jean-Luc Romero conseiller régional d’Ile-de-France, président d’Aujourd’hui, Autrement, a martelé que les questions de société ne peuvent être réduites ou récupérées par un camp politique car elles ne sont ni de droite, ni de gauche.
Parallèlement, il soutient la mise en œuvre d’une 6ème République, pacte fondateur d’AA, pour donner une impulsion nouvelle à notre démocratie.
Constatant qu’il n’est pas parvenu à peser significativement sur les positions de l’ UMP et après avoir examiné les programmes des candidats, il en est arrivé à la conclusion que seul François Bayrou a la volonté d’impulser ce nouvel élan qu’attendent les Français ainsi que d’imposer le renouvellement des idées et de la classe politique auxquels aspirent nos concitoyens.
La droitisation constante de l’UMP au cours de cette campagne, la décision inacceptable de l’Assemblée nationale d’accorder 5 ans d’allocations chômage aux députés battus, le double langage de l’UMP sur la lutte contre les discriminations – M. Vanneste n’a jamais été sanctionné par l’UMP et a reçu le soutien du secrétaire national aux élections, Alain Marleix, qui a signé sa proposition pour revenir sur la pénalisation de l’homophobie ! - ont achevé de le convaincre que François Bayrou est aujourd’hui le seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays.
C’est pourquoi, avec gravité et détermination, Jean-Luc Romero votera pour le président de l’UDF aux élections présidentielles et soutient dès à présent la « refondation démocratique » que porte François Bayrou.
Refondation devenue urgente pour que nos compatriotes ne finissent – désespérés – par adhérer aux positions irresponsables et populistes des partis extrêmes.

 

 

 

 

 

 

Voici un nouveau soutien d'importance pour François Bayrou. Un soutien courageux que je tiens à saluer.  Cette position est courageuse parce qu'elle lui causera,plus que probablement, de nombreux "soucis". Elle est importante parce qu'elle montre la voie à de nombreux adhérents, militants et élus UMP (et assimilés) pour défendre l'intérêt général, fidélement à leurs convictions, et non pas suivre une discipline de parti contre-nature.

Pour en savoir plus : http://romero2008.hautetfort.com/archive/2007/04/09/je-soutiens-la-«-refondation-democratique-»-de-francois-bayr.html#more

http://carignano.blog.20minutes.fr/archive/2007/04/09/jean-luc-romero-ump-soutient-françois-bayrou.html

http://l-ile-de-france-avec-villepin.over-blog.com/article-6340930-6.html#anchorComment

 

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Mardi 10 avril 2007

Le meilleur programme c'est "zéro mesure nouvelle", selon Rocard

PARIS (Reuters) - Le meilleur programme économique pour le futur président de la République c'est "zéro mesure nouvelle", estime Michel Rocard.

Vu l'état des finances publiques de la France "commençons donc par mettre en place deux ou trois mesures à coût nul", préconise l'ancien premier ministre socialiste dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Pèlerin qui sort jeudi.

"Le meilleur programme pour 2008, c'est zéro mesure nouvelle. Et si mesures nouvelles il y a, il faut qu'elles soient finançables, vu nos déficits budgétaires", estime Michel Rocard dans un dialogue avec Raymond Barre, lui aussi ancien chef du gouvernement, organisé par le magazine.

Parmi les mesures qui, affirme-t-il, seraient gratuites et dont il s'étonne qu'aucun candidat n'en ait l'inventaire, Michel Rocard suggère de "libérer la recherche scientifique en améliorant ses liens avec l'université et avec l'entreprise".

Autre idée pour "faire de la croissance", il propose de mener une réforme fiscale "qui permettra d'alléger l'impôt sur tout ce qui produit et de l'alourdir sur tout ce qui ne produit pas".

"Cela permettra de glaner une quarantaine de milliards en faveur de l'investissement, des salaires et donc de la consommation. Soit, peut-être, un point de croissance", dit-il.

Et pour que cette croissance soit durable, il propose de mettre en place "des législations plus dures contre la pollution".

Michel Rocard met en valeur quelques points forts du projets de François Bayrou :

 1 / Il met comme priorité absolue l'équilibre budgétaire en posant l'exigence de financement de toute nouvelle mesure, si ces mesures ne sont pas à coût nul, ce que seul Bayrou défend et que seul son projet rend possible,

 2 / Il propose aussi de "libérer la recherche scientifique en améliorant ses liens avec l'université et l'entreprise", ce que François Bayrou veut aussi mettre en oeuvre,

3 / Sa proposition aussi de mener une réforme fiscale "qui permettra d'alléger l'impôt sur tout ce qui produit et de l'alourdir sur tout ce qui ne produit pas" va dans le sens de la volonté de remise à plat du régime fiscal français afin de le rendre plus juste et plus efficace pour la création de richesses tout en respectant le développement durable que défend le candidat du "Rassemblement Républicain".

Ainsi, sans pour autant le dire clairement, l'ancien Premier Ministre de François Mitterand prend fait et cause pour François Bayrou!

L'UMP avec Bayrou

 

par UMP avec Bayrou publié dans : Soutiens à François Bayrou
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