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Dimanche 1 avril 2007

Dimanche 11 mars dernier, le Président de la République , Jacques Chirac, s'est adressé aux Français. Il leur a, nous a déclaré une nouvelle fois son Amour et a tracé les grands axes pour les années à venir.

Il a marqué une nouvelle fois sa grandeur d'âme, son envergure peu commune, sa dimension indiscutable d'Homme d'Etat.

Merci Monsieur le Président et bonne continuation...

Par UMP avec Bayrou
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Lundi 2 avril 2007

Comme le nom du blog et sa présentation l’indiquent, nous avons choisi de soutenir la candidature de François BAYROU.

Voici quelques grandes lignes de la réflexion qui nous a mené à notre prise de position.

1 / Nous voulons nous investir pour le candidat qui défend le mieux les valeurs fondamentales et essentielles auxquelles nous croyons et avec lesquelles il est interdit de transiger. Il s’agit des valeurs républicaines, à commencer par la devise « liberté, égalité, fraternité », ainsi que la laïcité.

2 / Au-delà des valeurs, nous voulons défendre un projet ambitieux, cohérent et humaniste, un « projet d’espoir » répondant à l’impérative exigence du pragmatisme.

3 / Enfin, le candidat portant ce projet doit avoir un profil, un tempérament de rassembleur pour mobiliser les Français l’envie de « Vivre ensemble ».

A partir de là, s’il est évident que notre candidat n’est pas parfait et qu’il existe des divergences entre certaines de ses options et les nôtres, il nous paraît être le seul candidat à répondre positivement à la Haute idée que nous nous faisons de la fonction de Président de la République et à être capable de relever les défis qui se présentent devant nous.

Le choix de l’intérêt général !

L'UMP avec Bayrou

Par UMP avec Bayrou
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Mardi 3 avril 2007

  

 

 

 Non, je ne veux pas l'imaginer cette France divisée et sécuritaire. Nous avons besoin d'un président en 2007 qui rassemble les français.

 A quoi ressemblerai la France si Sarkozy était élu ? Ses partisants d'un coté et les autres en face et les CRS au milieu ?
Nous avons le devoir de voter pour un président qui n'opposera pas les français les uns aux autres.
Ce président du rassemblement ne peut être que François Bayrou.

 
L'UMP avec Bayrou

 

 

 

 

 

Par UMP avec Bayrou
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Mardi 10 avril 2007

Voici une dépêche de l'AP datant de quelques jours :

Présidentielle: Mgr Vingt-Trois appelle les candidats à "la cohérence"

PARIS (AP) - L'archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois appelle jeudi les candidats à la présidentielle à faire preuve "de cohérence" entre "leurs déclarations de principe et leurs votes concrets".

"On a du mal à comprendre les écarts qui apparaissent parfois entre les déclarations de principe des hommes et des femmes politiques et leurs votes concrets, qui vont à l'encontre de ces principes", déplore-t-il dans "Le Figaro".

"Sur des sujets qui concernent l'avenir de la dignité humaine et de la cohésion sociale, il est légitime que les électeurs réclament la cohérence, qu'ils puissent faire crédit aux convictions exprimées par leurs élus, sans avoir la mauvaise surprise de les voir changer d'avis au moment des votes importants", souligne Mgr Vingt-Trois.

Interrogé sur le cas des enfants de parents sans-papiers, l'archevêque de Paris souligne que "la loi républicaine exige que les enfants qui vivent sur le territoire français soient scolarisés". "Je ne vois pas comment on pourrait en même temps obliger les enfants à être scolarisés et ensuite interdire aux parents de vivre avec leurs enfants".

"Il y a un minimum des problèmes de cohérence entre les exigences de notre loi", ajoute-t-il.

Quant aux violences de la gare du Nord, Mgr Vingt-Trois y voit "un développement certain de la violence dans les rapports sociaux, qui n'est pas le simple fait des jeunes, des immigrés ou des habitants de banlieue". "Nous ne pouvons que constater une dégradation des moeurs de la vie collective et cette dégradation est liée à une carence dans l'apprentissage de la vie en société". AP

André Vingt-Trois prend tacitement fait et cause contre Nicolas Sarkozy qui, comme à son habitude, ne respecte ni la loi, ni sa parole mais aussi, et c’est peut-être le pire, se montre immoral et inhumain !

Ainsi, quand il met en évidence les carences de l'apprentissage de la vie en société, il défend l'idée d'une grande politique d'éducation et de prévention, conformément aux préconisations de tous les experts de terrain, prenant la position opposée du Président de l'UMP pour qui seule la répression a un sens.

L'UMP avec Bayrou

 

 

 

 

 

 

Par UMP avec Bayrou
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Jeudi 12 avril 2007

Certains d'entre vous savent peut-être que les "Supporteurs de Nicolas Sarkozy" rédigent et diffusent assez largement ce qu'ils appellent des "argumentaires".

Ils ont notamment sorti, il y a une semaine ou deux, un "argumentaire" fondé sur la deuxième "étude" du "Centre d'analyse" COE-REXECODE.

Autant dire que cette étude, comme la première, n'a aucune crédibilité et que tous les économistes indépendants ont clairement pointés du doigts ses inepties.

Je vais prendre un exemple pour illustrer la malhonnêteté de cet Institut : la proposition de créer 2 emplois sans charges (mis à part 10% pour financer les retraites) pendant 5 ans.

Pour être tout à fait sincère, je ne suis pas un grand partisan de cette mesure, prônant, pour ma part, une baisse conséquente des charges sur les salaires, ce qui serait, à mon sens, bien plus équitable qu'une concentration des exonération de charges sur 2 nouveaux emplois créés. Ceci dit, je ne remets pas en cause le bienfondé économique de cette mesure en attendant des réformes plus profondes, prévues dans le projet de François Bayrou.

Dans cette analyse, l'Institut en question dit que cette mesure ne permettra pas spécialement d'économies pour les entreprises, ne leur permettant pas plus de créer des emplois, mais coûterait très cher au budget de l'Etat.

Voyons ce qu'il en est vraiment.

Aujourd'hui, les exonérations sont sur les charges PATRONALES, il reste donc les charges salariales.

Plus précisément, pour chiffrer :

- SMIC net : 980€ net/mois soit 1254 € bruts/mois.

Avec la proposition de François BAYROU pour un SMIC net identique, soit 980€ net/mois, nous obtenons un coût total pour l'entreprise : 1078€ /mois.

Ceci représente une économie de 176€ ce qui n'est pas négligeable.

Ensuite, il est question de plafonner cette mesure, contrairement à ce que vous prétendez. Le plafond serait de 5.000€ pour éviter les abus.

Voici un premier exemple simple à comprendre qui prouve la mauvaise foi de l'Institut en question et du candidat Sarkozy dans sa façon de faire campagne.

Pour ce qui est du coût, il est en effet estimé à 8 milliards € par l'Institut de l'Entreprise mais ce qui est encore plus malsain dans ce mauvais papier de propagande, c'est que tout en citant l'Institut de l'Entreprise pour l'estimation du coût de cette mesure, il ne va pas jusqu'au bout. Pourquoi?  

Je vous invite tous à vous informer directement auprès de la source. Vous verrez ainsi que pour ce même Institut, l'effet de cette mesure serait bénéfique :

http://www.debat2007.fr/index.php?id=lespropositionsde01

Je le dis ici et je ne cesserai pas de le répéter : il n'est pas acceptable de caricaturer ainsi les choses. Alors un effort, ça serait appréciable... et apprécié! Mesdames et Messieurs les Sarkozystes, veuillez cesser votre campagne de caniveau et vos méthodes de voyous!

La noblesse de l'action publique vient de l'honnêteté et l'éthique avec laquelle on se comporte.

A voir aussi le remarquable travail d'analyse de Aurélie!!!

L'UMP avec Bayrou

 

Par UMP avec Bayrou
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Vendredi 13 avril 2007

Nicolas Sarkozy est "un menteur", selon Azouz Begag (RTL jeudi 12 avril)

Sur RTL, Begag accuse Sarkozy de "draguer" l'extrème-droite"

 

 

PARIS (AFP) - Azouz Begag a accusé jeudi Nicolas Sarkozy d'être "un menteur" et de "draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite".

 

Se défendant de tout "ressentiment personnel" à l'égard de l'ancien ministre de l'Intérieur, Azouz Begag, qui raconte son expérience gouvernementale dans "Un mouton dans la baignoire", est revenu sur RTL sur ses différends avec Nicolas Sarkozy.

 

"Quand ce type veut créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, vous trouvez que c'est du ressentiment personnel? Quand ce type parle de moutons égorgés dans la baignoire devant 12 millions de téléspectateurs, est-ce qu'il est en train de parler des Islandais ou des Finlandais qui sont en train d'envahir la France ? (...) N'avez-vous pas le sentiment qu'il est en train de draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite?", s'est interrogé l'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances.

 

Azouz Begag, qui soutient François Bayrou et sera présent jeudi soir à Marseille auprès du candidat UDF, a également affirmé de M. Sarkozy qu'il était "un menteur". Dans son livre, qui fait état de ses relations exécrables avec Nicolas Sarkozy, Azouz Begag écrit qu'au cours d'une conversation téléphonique, l'ex-ministre de l'Intérieur aurait menacé de lui "casser la gueule" et l'aurait traité de "connard". M. Sarkozy a parlé d'un "mensonge éhonté".

 

"Je confirme que c'est un menteur", a déclaré Azouz Begag jeudi matin.

 

Le ministre démissionnaire de l'Egalité des chances, avait déclaré mercredi dans un entretien au Bondyblog qu'il est devenu "infréquentable dans le Sarko-système" et qualifié le candidat de l'UMP d'"homme dangereux".

 

M. Begag a assuré qu'après les émeutes de banlieue de l'automne 2005, "tout d'un coup, après ma critique publique des propos de Nicolas Sarkozy, la +racaille+ et le +Kärcher+, je suis devenu un homme infréquentable dans le Sarko-système". Il a accusé à nouveau le candidat de l'UMP de l'avoir menacé de lui "casser la gueule" et affirme qu'en 2005 "Nicolas Sarkozy me disait à chaque fois qu'on se retrouvait au Conseil des ministre: Ah! tu es encore là, toi!. Au bout de la dixième semaine, ça commençait à faire beaucoup".

 

Pour lui, "cet homme est dangereux" quand "il déclare qu'il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère" et quand "un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques (...) sans supporter la moindre contestation". "Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non assistance à pays en danger", lance-t-il.

 

Il a estimé également être "victime d'une fatwa médiatique éhontée de la part de plusieurs journaux et chaînes de télévision". Il s'en est pris enfin au ministre de la Cohésion sociale: "J'ai eu aussi le malheur de faire de l'ombre à M. Jean-Louis Borloo. Cet homme a tout fait pour me savonner la planche".

 

L'UMP avec Bayrou

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Samedi 14 avril 2007

Voici une liste non exhaustive, résumant les points principaux, des mesures et réformes de François Bayrou lors de son passage au ministère de l'Education Nationale.

Pour tous:

  • Augmentation de la scolarisation des handicapés dans les classes normales
  • + de liberté aux établissements de libérer le samedi matin
  • création de l'école supérieure des cadres de l'éducation nationale
  • Mise en place de plus d'équipement audiovisuels (ordinateurs, DVD, TV) dans les établissements avec formation pour les professeurs

Dans le supérieur :

  • Mise en place de la semestrialisation à la Fac (préparant la réforme LMD)
  • Passage de toutes les Classe préparatoires en deux ans (HEC) au lieu d'un, pour une préparation plus sereine aux concours, réforme qui avait été demandée par les enseignants.

Lycée :

  • Réforme du Bac : fusion des filières pour arriver au Bac contemporain L, S, ES
  • Choix d'un plus grand nombre d'options (technologie, informatique, latin...)

Collège :

  • Mise en place des cours d'éducation civique en primaire et collège
  • Refonte du programmes de 6ème : + d'heures de francais et de sport
  • Mise en place de psychologues et d'infirmières dans les collèges
  • Mise en place de l'interdiction de sortir du collège lors des heures d'études (pour éviter que les élèves " traînent " dans la rue)

Maternel et Primaire :

  • Refonte de tous les programmes pédagogiques de maternel et de primaire
  • Instauration de l'apprentissage d'une langue étrangère à l'école primaire

 Sources ministérielles :

http://appy.ecole.free.fr/textes.htm

Après ce petit rappel, il est clair que, contrairement aux mensonges habituels des candidats à l'élection présidentielle (et leurs entourages) , François Bayrou peut être fier de son bilan qui est largement le meilleur depuis bien longtemps. En tout cas, incontestablement meilleur que celui d'un Fillon par exemple.
Par UMP avec Bayrou
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Samedi 14 avril 2007
Plus de 320 policiers étaient présents vendredi à Meaux pour la visite de l'ancien ministre.
Par Alain AUFFRAY, Fabrice TASSEL
QUOTIDIEN : samedi 14 avril 2007
Ça y est, c'est fait : Sarkozy est retourné en banlieue. Vendredi, à Meaux, son déplacement dans le quartier populaire de Beauval avait été précédé de préparatifs dignes d'une opération de service secret. Au QG du candidat UMP, une poignée de collaborateurs étaient dans la confidence. La presse écrite, les radios et les télévisions n'avaient pas été invitées. Mais certains avaient été alertés par leurs correspondants locaux.
Débat. A 17 heures, une centaine de personnes avaient pris place dans un gymnase pour participer à un débat avec les deux organisateurs de cette visite : le maire de Meaux, Jean-François Copé, et la porte-parole du candidat, Rachida Dati. Vers 18 heures, le président du collectif Energie citoyenne, Mohammed Chaïd, racontait encore aux rares journalistes présents qu'il n'avait «jamais été question que Nicolas Sarkozy vienne». Le candidat n'est arrivé qu'à 18 h 30. Pendant une petite heure, il a débattu avec les invités de la mairie, en présence de Karim Zéribi, le leader du mouvement Agir pour la citoyenneté. Le 24 mars dernier, le même Zéribi recevait Ségolène Royal à Villeurbanne au Parlement des quartiers populaires.
Ce déplacement, suivi d'une réunion publique, était placé sous haute sécurité. Pas moins de 326 CRS, gendarmes et policiers avaient été mobilisés. Ce chiffre émane de la note de service adressée hier aux différents services concernés par la Direction générale de la police nationale et dont Libération a pris connaissance. Le nouveau ministre de l'Intérieur, François Baroin, l'avait annoncé : depuis l'attentat d'Alger, les meetings électoraux seront beaucoup plus surveillés.
Sang-froid  Mais, comme l'affirme noir sur blanc la note de service, ce déploiement policier était aussi justifié par la zone visitée : «Monsieur Jean-François Copé et madame Rachida Dati seront présents à l'espace Chambord afin de rencontrer des jeunes gens issus des deux quartiers sensibles de Meaux. Une surveillance particulière y sera mis [sic] en place.» Et, signe d'une appréhension certaine, la note précise encore que, «en cas d'intervention, chacun devra conserver son sang-froid et agir dans le strict cadre de la loi, ce qui n'exclut pas la fermeté lorsqu'elle s'impose». 
Ce  déploiement n'aura pas été inutile. Mais en fait de jeunes «provocateurs», se sont les salariés d'une imprimerie occupée pour cause de liquidation judiciaire qui ont été empêchés, manu militari, d'approcher la salle où se tenait le meeting. 
J'aimerai savoir ce qui justifie un tel déploiement des forces de l'ordre et qui devra assumer les frais? Le Ministère de l'Intérieur, c'est-à-dire nous, les contribuables, ou l'UMP? J'espère que ça sera pris sur les comptes de campagne mais j'en doute, je l'avoue!
En tout cas, un homme qui divise ainsi et déclenche tant de peur, de haine, ne peut pas, en aucun cas, accéder à la magistrature suprême! Si par malheur ce devait arriver, le pire serait à craindre!
Par UMP avec Bayrou
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Samedi 14 avril 2007

LA COURNEUVE, Seine-Saint-Denis (Reuters) - François Bayrou et Dominique Voynet ont fait campagne à la cité des 4.000 de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où la rancoeur envers Nicolas Sarkozy, qui y avait parlé en 2005 de nettoyage au "Kärcher", semble tenace.

A huit jours du premier tour de la présidentielle, SOS Racisme avait invité tous les candidats, à l'exception de Jean-Marie Le Pen et de Philippe de Villiers, à venir débattre avec des habitants sur les thèmes de la discrimination et de la citoyenneté.

Seuls à répondre à l'appel, les chefs de file de l'UDF et des Verts ont débattu tour à tour avec une centaine de personnes installées au soleil sur une pelouse située au coeur des barres d'immeubles de la cité qui a souvent fait la "une" de la rubrique faits divers des journaux télévisés, au grand regret de ses habitants.

"Il faut reconnaître que les politiques, ils viennent toujours au moment des élections ou quand il y a des gros problèmes", a dit à Reuters Sylviane Lemaire, agent d'entretien qui a habité pendant 25 ans l'immeuble Renoir des 4.000, aujourd'hui démoli.

Lors du débat, plusieurs membres de l'auditoire ont laissé éclater leur colère envers Nicolas Sarkozy.

C'est en réponse à un habitant des 4.000 que l'ancien ministre de l'Intérieur avait parlé de nettoyer au Kärcher le quartier, qu'il était venu visiter en juin 2005 après la mort d'un enfant victime d'une balle perdue.

"Nous, on ne peut supporter le communautarisme que Sarkozy est en train d'installer ici depuis des années", a déclaré à Reuters une femme d'origine mauritanienne, Aichetou Hadi.

"Il y a des jeunes qui ne veulent pas le voir ici. Et quand vous vivez ici, quand vous ne travaillez pas, quand vous avez été exclu de l'école à 14 ans, vous savez, vous n'avez pas grand chose à perdre", a ajouté ce professeur d'histoire-géographie.

"Les politiques qui disent qu'il faut nettoyer au Kärcher, c'est pas la France, c'est l'Amérique. Les immigrés ne veulent pas la guerre mais vivre libre et fiers. C'est pas des terroristes, c'est pas Al Qaïda, comme dit M. Sarkozy", a déclaré un homme à François Bayrou.

"Un pays est profondément malade lorsque certains de ceux qui y vivent ont l'impression d'être les ennemis des autres", a répondu le candidat centriste, qui est resté plus d'une heure sur place.

"Si le président de la République ne fait pas le travail de faire monter la compréhension entre les gens, le pays ira très mal", a ajouté l'ancien ministre, qui a reçu un accueil plutôt chaleureux de la part des habitants, dont certains l'ont applaudi.

Dominique Voynet a ironisé sur le candidat de l'UMP, qui a eu un vif débat vendredi soir avec des jeunes des quartiers dans une salle de sports de Meaux (Seine-et-Marne).

"Il y a deux types de candidats : ceux qui franchissent le périphérique entourés d'une horde de policiers pour se rendre dans des événements organisés par leur équipe de façon extrêmement soigneuse et bien bordée, et il y a ceux qui prennent le métro, qui vont dans les petits commerces des quartiers et discutent avec les habitants tous les jours," a-t-elle dit à la presse après le débat.

"Je suis élue de Seine-Saint-Denis, je n'ai jamais peur du contact avec les habitants", a souligné la sénatrice écologiste.

SOS Racisme a soumis aux candidats une liste de dix propositions pour mieux lutter contre les discriminations.

L'association propose notamment d'expérimenter les CV anonymes dans les entreprises de plus de 50 salariés, la construction de 150.000 logements sociaux ou encore la délivrance d'un ticket à toute personne contrôlée par la police, afin d'éviter les contrôlés d'identité abusifs.

Un compte-rendu fort intéressant qui montre que François Bayrou, lui, se rend disponible, répond positivement aux solicitations des associations et surtout, n'a pas peur d'aller partout sur le territoire sans préparer ses "sorties" des semaines à l'avance en usant de la protection de centaines de CRS...

L'UMP avec Bayrou

 

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Lundi 16 avril 2007

BORDEAUX (Reuters) - François Bayrou affirme dans un entretien accordé au quotidien Sud-Ouest représenter "le vote utile" au premier tour de la présidentielle permettant de battre Nicolas Sarkozy au second.

"Quel est le seul candidat qui devance Nicolas Sarkozy dans tous les sondages de second tour? Quel est le seul candidat qui va faire bouger les lignes? C'est parce que je réunis ces deux assurances que je serai dimanche prochain le vote utile", assure le candidat de l'UDF.

François Bayrou souligne que "beaucoup de gens à droite s'inquiètent de la manière" dont la candidature de Nicolas Sarkozy se développe "et ce que sa campagne révèle de sa manière de penser aussi bien que de sa personnalité".

Le président de l'UDF rappelle que "pendant des années, les républicains, à droite, ont refusé tout compromis avec le Front national et Jacques Chirac, en particulier, a été de ceux-là", mais estime qu'"aujourd'hui on a l'impression que ce verrou est en train de sauter et qu'on cherche des rapprochements".

François Bayrou dit proposer une alternative, "celle qui a été défendue par Michel Rocard et Bernard Kouchner, qu'on puisse dépasser ce vieux clivage pour faire ensemble des choses positives et constructives".

Pour le président de l'UDF, cette idée est la "seule solution pour sortir de la crise" parce que "des personnalités compétentes, expérimentées, disent qu'il va falloir travailler ensemble".

"Dimanche prochain, le choix sera entre ceux qui veulent que la politique continue comme elle se fait depuis 25 ans, camp contre camp, et celui qui veut qu'on se rassemble au lieu de se diviser: moi", conclut le candidat.

 

L'UMP avec Bayrou

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