L’UMP avec Bayrou
Pour, au-delà des clivages, donner à la France le Président qu'elle mérite!

SÉNÉ, Morbihan (Reuters) - François Goulard a affirmé que le candidat centriste François Bayrou, qu'il soutient, représentait "l'espoir" du pays face aux "camps retranchés" de l'UMP et du Parti socialiste.
En visite dans le petit port de Séné, près de Vannes, la ville dont il est maire, le ministre délégué UMP à la Recherche a dénoncé "la politique des camps retranchés", les "positions stériles de ceux qui sont enfermés et ne veulent pas sortir de leur forteresse".
"Il y a en France des femmes et des hommes de gauche qui ont compris qu'il fallait se débarrasser d'idéologies du passé et que la chute du mur de Berlin, ça remontait maintenant à pas mal d'années", a dit l'élu UMP devant quelques centaines de sympathisants centristes réunis en bord de mer.
"Il y a heureusement des femmes et des hommes de droite qui sont des humanistes, des modérés et qui ne veulent pas aller chasser sur les terres de Le Pen", a ajouté le ministre, qui a préféré rejoindre François Bayrou plutôt que Nicolas Sarkozy.
Un autre ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, a aussi apporté son soutien au député centriste, avant de quitter le gouvernement au début du mois.
"Pour tous ceux-là l'espoir s'est levé, l'espoir est né, il a un nom, celui de François Bayrou", a poursuivi François Goulard sous les applaudissements.
A une semaine du premier tour, le ministre a mesuré le chemin parcouru par les idées du candidat centriste.
"Imaginez, il y a seulement trois mois, que nous en soyons (arrivés) là, avec la possibilité de gagner dimanche prochain et le 6 mai, d'introduire une nouvelle manière de voir la politique, de parler aux électrices et aux électeurs, de les respecter davantage, de cesser de leur raconter des sornettes, parce que personne n'a jamais appliqué un programme sans un minimum de consensus, sans respecter les opinions des autres", a-t-il dit.
Prenant à son tour la parole, François Bayrou a une fois de plus vanté les vertus du rassemblement.
"Jamais, depuis que j'ai été élu député la première fois, en 1986, je n'ai vu un président de la République inviter les grandes formations politiques autour d'une table pour dire : on a un problème, comment le régler ?", a fait remarquer l'ancien ministre.
"Ceci est une stupidité et au bout du compte, un drame pour le pays".
Après avoir passé la matinée à Nantes, François Bayrou a rejoint François Goulard en Bretagne. Les deux hommes ont pris un bain de foule au milieu de quelques centaines sympathisants, qui avaient organisé un pique-nique, avant de faire un tour en mer pour observer le travail de marins-pêcheurs.
A bord du Bugale-Ar-Mor ("Enfant de la mer", en breton), ils ont assisté à la remontée des casiers de sèches. Escortés par deux autres embarcations transportant les journalistes, ils ont posé devant les objectifs le nez au vent iodé du golfe du Morbihan.
"La pêche a été très bonne et le bol d'air, extraordinaire", a commenté François Bayrou à son retour sur la terre ferme. "C'était un ballon d'oxygène formidable".
"J'aime le monde des pêcheurs, ce sont des gens de caractère, des gens vaillants, des gens qui ne craignent pas d'y aller, de mettre tous leurs efforts dans leur métier, comme les paysans. J'aime bien ce monde-là", a ajouté le candidat centriste.
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